Acheter des liens ? Pas bien. En tout cas si vous n’attribuez pas à ce lien un « nofollow ». C’est ce que dit Google Matt Cutts depuis très longtemps… Et ce qu’il nous a rappelé tout récemment dans une vidéo postée sur YouTube, dans laquelle il évoque notamment l’arrivée de Pingouin 2.0 (celui qui avait déjà fait mal aux sites pratiquant la sur-optimisation). Matt Cutts y évoque clairement une pratique qui « viole » les guidelines de Google : la vente et l’achat de liens ou contenus sponsorisés passant du « page rank » – tiens, il a la vie dure…
La mésaventure d’Interflora UK
Pour Google, le principe est simple : la publicité par des contenus sponsorisés ou des liens payants est tout à fait normale, à 2 conditions. D’une part, qu’aucun « linkjuice » ne soit transmis. D’autre part, que cela soit clair pour l’utilisateur (sur le fait d’ajouter la mention « article sponsorisé » ou « publicité »).
Ce que n’a pas respecté Interflora UK, avec une campagne massive menée en janvier 2013, à quelques semaines de la Saint Valentin : « Any good SEO Agency knows, when you’re preparing for a Seasonal Event, such as Valentines or Mothers Day (in this instance, Valentines Day), the build up begins months before the event, to ensure a good placement has been achieved with plenty of time to spare. Interflora were exceptionally aggressive throughout January, preparing for Valentines, placing we estimate 150+ Advertorials on Regional News Sites all over the UK », explique Dany Naylor sur son blog.

Non seulement Interflora a été pénalisée très fortement par Google, mais un grand nombre de sites et blog britanniques ont vu leur PR chuter dramatiquement. La campagne ostentatoire de l’annonceur n’est certainement pas passée inaperçue, ce qui démontre bien les risques majeurs auxquels vous faites face avec ces méthodes.
Quel avenir et quelles alternatives pour les articles sponsorisés ?
Aujourd’hui, de nombreuses régies proposent des solutions d’achat de lien ou de posts sponsorisés visant – il ne faut pas se leurrer – à booster le référencement de sites Web, que ce soit en e-commerce ou pour des sites vitrines de marque. Quelques régies : Linklift, Text Link Ads, Buzzea, Buzz Paradise, eBuzzing, BlogBang, RocketLinks…
Par pure sincérité, j’ai vendu des liens, des articles sponsorisés sur mes propres sites par le biais de ces régies (ou en direct avec l’annonceur). Je n’ai cependant jamais acheté de contenus ou liens dans une optique SEO, et ce n’est certainement pas maintenant que je vais m’y mettre. Pour les raisons expliquées ci-dessus.
C’est bien gentil, mais alors comment éviter d’être pénalisé(e) par Google tout en continuant à construire sa e-réputation et son référencement naturel ?
- Miser plus fortement sur le linkbaiting avec la création de contenus engageants / viraux (oui je sais, ça prend du temps, et ça peut coûter cher)
- Mettre en place des actions de RP Digitales régulières et ciblées plutôt que des campagnes d’achat de posts / liens
- Si vous persistez dans des achats de posts à objectif (notamment) de SEO, étalez vos publications dans le temps en diversifiant le champ lexical, et évitez comme la peste les régies qui envoient le même texte à 10 blogueurs (gare au duplicate content)
Voir la vidéo de Matt Cutts
Votre avis ?
Sources : Webrankinfo et David Naylor
La dernière fois, c’était en novembre 2012, avec la conférence sur la 
